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Réservation
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Cote | Section | Disponibilité |
---|---|---|
R-4 MAK 2833 m | Romans adultes | Sorti jusqu'au 16/04/2025 |
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Par Bibliothèque Charles Bertin Coup de coeur du cercle de lecture le 24/03/2018
Dans une gare vétuste d'une ville de l'Oural, des voyageurs résignés et transis de froid attendent un train depuis des heures. Le narrateur de ce récit est intrigué par des notes de musique jouées par un vieil homme sur un piano abandonné dans ce lieu. Quand enfin le train entre en gare, le narrateur décide de mettre à profit le long voyage jusqu'à Moscou pour questionner ce vieil homme et lui faire raconter sa vie. Il se nomme Alexeï Berg.
Le récit commence au mois de mai 1941. Alexeï étudie le piano au Conservatoire de Moscou. Il va jouer son premier concert ce 24 mai. Rentrant chez ses parents, il apprend que ceux-ci ont été arrêtés. Les dénonciations sont fréquentes, les purges staliniennes sont impitoyables. À cet instant précis, la vie d'Alexeï bascule. Il risque lui aussi d'être arrêté. Dans la précipitation, il quitte Moscou. Il se réfugie d'abord en Ukraine dans sa famille, mais il est trahi et doit fuir à nouveau. Il a alors l'idée de voler et d'endosser l'identité d'un soldat mort. Il fait la guerre, se cache à nouveau. Tout au long de son terrible parcours, il rencontre des femmes qui le nourrissent quand la faim le tenaille, lui trouvent un abri pour le protéger du froid, le soignent quand il est blessé.
À la fin de la guerre, Alexeï a tout perdu : ses parents, son identité. Il n'a pas vécu le grand amour et ne connaîtra pas la belle carrière de pianiste qui s'ouvrait à lui en 1941.
Les lecteurs apprécieront la très belle langue et le style épuré que Makine utilise pour décrire l'âme de l'« homo sovieticus », cet être résigné, fataliste, habitué aux privations, à la dureté de la vie, aux guerres, mais qui, à travers tout, reste digne, combatif. (Coup de coeur du Cercle de Lecture du 11 mars 2018)
Le récit commence au mois de mai 1941. Alexeï étudie le piano au Conservatoire de Moscou. Il va jouer son premier concert ce 24 mai. Rentrant chez ses parents, il apprend que ceux-ci ont été arrêtés. Les dénonciations sont fréquentes, les purges staliniennes sont impitoyables. À cet instant précis, la vie d'Alexeï bascule. Il risque lui aussi d'être arrêté. Dans la précipitation, il quitte Moscou. Il se réfugie d'abord en Ukraine dans sa famille, mais il est trahi et doit fuir à nouveau. Il a alors l'idée de voler et d'endosser l'identité d'un soldat mort. Il fait la guerre, se cache à nouveau. Tout au long de son terrible parcours, il rencontre des femmes qui le nourrissent quand la faim le tenaille, lui trouvent un abri pour le protéger du froid, le soignent quand il est blessé.
À la fin de la guerre, Alexeï a tout perdu : ses parents, son identité. Il n'a pas vécu le grand amour et ne connaîtra pas la belle carrière de pianiste qui s'ouvrait à lui en 1941.
Les lecteurs apprécieront la très belle langue et le style épuré que Makine utilise pour décrire l'âme de l'« homo sovieticus », cet être résigné, fataliste, habitué aux privations, à la dureté de la vie, aux guerres, mais qui, à travers tout, reste digne, combatif. (Coup de coeur du Cercle de Lecture du 11 mars 2018)