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Cote | Section | Disponibilité |
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940(493) ROE * s | Documentaires adultes | Disponible |
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Par Françoise DELSEMME le 16/02/2018
L'auteur plonge ses lecteurs dans un roman-feuilleton au coeur d'une passionnante saga qui s'étale sur 176 ans et dont les héros sont les monarques belges. L'ouvrage, découpé en sept parties, survole l'histoire politique, économique et sociale de la Belgique au travers des règnes de six rois et d'un régent. Au début de chaque partie, Patrick Roegiers évoque un moment marquant ou anecdotique du règne évoqué. Il en va ainsi de Léopold Ier que nous suivons les 16, 17 et 18 juillet 1831 dans le voyage qui l'amène d'Angleterre à Bruxelles pour prêter serment et devenir le premier roi d'un pays qu'il ne connaît pas encore. Quant à Léopold II, le lecteur le surprend sur la digue d'Ostende, juché sur son tricycle. Plus tristement, c'est la chute mortelle d'Albert Ier à Marche-les-Dames le 17 février 1934 qui ouvre la partie qui lui est consacrée.
Les portraits et les règnes de ces souverains sont décrits avec un tel réalisme, un tel souci du détail, qu'ils nous semblent familiers à défaut d'être toujours sympathiques. L'ouvrage, très documenté, nous entraîne dans leurs vies publiques et privées avec leurs côtés lumineux, leurs faces sombres et leurs mystères. On assiste à leurs mariages (d'amour ou de raison), à la naissance de leurs progénitures, mais aussi aux décès prématurés de leurs enfants et aux infidélités pourvoyeuses d'une kyrielle d'enfants naturels. Nous vivons intensément les blessures de l'enfance, les rivalités, les ambitions, les déceptions, les problèmes de santé qui se transmettent d'une génération à l'autre. Nous assistons aux retraits de la vie publique, aux agonies, et nous suivons les cortèges funéraires qui empruntent presque toujours le même trajet. À l'occasion, les prestations de serment provoquent panique, anxiété ou sont perturbées par des voix hostiles à la monarchie.
Certaines des femmes de ces rois ont eu des vies bien tristes, épousées sans amour dans le but d'offrir un successeur à la Couronne. Il en va ainsi de Louise-Marie (seconde épouse de Léopold Ier) et de Marie-Henriette : Roegiers ne les oublie pas dans ses évocations. La Grande Guerre va créer le mythe d'Albert Ier, Roi Chevalier ; l'autre guerre va pousser Léopold III à abdiquer et à propulser son jeune fils Baudouin sur le devant de la scène. Le profil que dresse Roegiers du régent est plein d'admiration et d'empathie pour le prince Charles qui a mené à bien pendant près de six ans sa mission de « sauveur de la monarchie ».
Le style de Roegiers est celui d'un sacré conteur non dépourvu d'humour et d'ironie, qui emmène son lecteur conquis au spectacle souvent irrévérencieux de l'histoire de la Belgique qui se termine sous le règne d'Albert II, « le plus belge des souverains ».
À la suite de cette lecture, pourquoi ne pas se plonger dans une biographie ou dans les souvenirs de l'un ou l'autre de ces personnages ?
(Coup de coeur : Cercle de lecture du 6 mars 2016)
Les portraits et les règnes de ces souverains sont décrits avec un tel réalisme, un tel souci du détail, qu'ils nous semblent familiers à défaut d'être toujours sympathiques. L'ouvrage, très documenté, nous entraîne dans leurs vies publiques et privées avec leurs côtés lumineux, leurs faces sombres et leurs mystères. On assiste à leurs mariages (d'amour ou de raison), à la naissance de leurs progénitures, mais aussi aux décès prématurés de leurs enfants et aux infidélités pourvoyeuses d'une kyrielle d'enfants naturels. Nous vivons intensément les blessures de l'enfance, les rivalités, les ambitions, les déceptions, les problèmes de santé qui se transmettent d'une génération à l'autre. Nous assistons aux retraits de la vie publique, aux agonies, et nous suivons les cortèges funéraires qui empruntent presque toujours le même trajet. À l'occasion, les prestations de serment provoquent panique, anxiété ou sont perturbées par des voix hostiles à la monarchie.
Certaines des femmes de ces rois ont eu des vies bien tristes, épousées sans amour dans le but d'offrir un successeur à la Couronne. Il en va ainsi de Louise-Marie (seconde épouse de Léopold Ier) et de Marie-Henriette : Roegiers ne les oublie pas dans ses évocations. La Grande Guerre va créer le mythe d'Albert Ier, Roi Chevalier ; l'autre guerre va pousser Léopold III à abdiquer et à propulser son jeune fils Baudouin sur le devant de la scène. Le profil que dresse Roegiers du régent est plein d'admiration et d'empathie pour le prince Charles qui a mené à bien pendant près de six ans sa mission de « sauveur de la monarchie ».
Le style de Roegiers est celui d'un sacré conteur non dépourvu d'humour et d'ironie, qui emmène son lecteur conquis au spectacle souvent irrévérencieux de l'histoire de la Belgique qui se termine sous le règne d'Albert II, « le plus belge des souverains ».
À la suite de cette lecture, pourquoi ne pas se plonger dans une biographie ou dans les souvenirs de l'un ou l'autre de ces personnages ?
(Coup de coeur : Cercle de lecture du 6 mars 2016)